142 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
les Étals de la Confédération des propositions, dont
la mise en œuvre exigeait malheureusement une
somme d’efforts, qu’on ne pouvait obtenir de cet
organisme usé et agonisant. L’Assemblée nationale,
qui vint bientôt après occuper la scène politique, et
qui, recueillant avec une ardeur juvénile l’héritage
de la diète, fit entrer en juillet 1848 les affaires du
Zollverein dans le cadre de ses délibérations, ne se
montra pas non plus à la hauteur d’une pareille tâ
che. Aussi, bien qu’elle eut convoqué à Francfort,
où ils se présentèrent en effet au mois d’août, des
chargés de pouvoirs spéciaux de toutes les contrées
allemandes, les négociations auxquelles elle se livra
h l’égard des douanes, tout en mettant à jour des
travaux excellents, péchèrent, comme toutes celles
auxquelles elle a attaché son nom, par une ampleur
excessive, et n’aboutirent à aucun résultat vérita
blement pratique.
Les gouvernements associés s’entendirent, afin
d’utiliser la rencontre des plénipotentiaires à Franc
fort pour une session extraordinaire, et afin d y pro
voquer leurs délibérations sur les sujets réservés
aux prochaines conférences générales ordinaires,
par conséquent notamment sur la conservation pro
visoire du tarif et sur les modifications de droits,
proposées par la Prusse en conformité de l’esprit
général du temps non moins que de l’esprit qui 1 a-
vait personnellement toujours animée. La laçmi dont
les choses se passèrent dans le cours de la réunion.