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l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
on lui laissait sa taxe modique sur la bière et ses
d roi Is élevés de chaussée; une réduction impor
tante devait être opérée sur les droits frappant h
l’entrée les marchandises les plus importantes; les
produits minéraux et agricoles par elle exportés à
Hambourg, Altona et llrême pouvaient être réim
portés en franchise de droits; on l’exemptait de
tonte prestation rétroactive, et le fisc ne devait avoir
rien h voir à l’entrée de tout le métal nécessaire h
l’achèvement de ses voies ferrées; des primes étaient
accordées à ses constructeurs de navires comme
compensation des déboursés plus considérables mo
tivés dans la construction par des droits désormais
supérieurs sur les métaux; et à tontes ces faveurs,
si préjudiciables déjà aux revenus de l’association, on
ajoutait encore un préciput de 75 0/0!
Évidemment de pareilles concessions, déclarées .
autrefois inadmissibles par la Prusse elle-même à
plusieurs reprises, ne pouvaient être attribuées cette
fois ni à des raisons économiques, ni surtout à des
raisons tirées do l’intérêt que le gouvernement
prussien aurait porté à ses associés, et ce gouverne
ment faisait donc un effort gratuit, quand il essayait
de justifier ses complaisances par l’espoir, que le
déficit éventuel occasionné dans les recettes serait
sans doute couvert par les économies réalisables sur
les dépenses d’administration à la suite de l’adjonc
tion du Hanovre et d’Oldenbourg.
Mais le cabinet de Berlin n’en avait pas moins at-