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que d’en finir avec leurs travaux, et quoique la né
cessité d’une entente entre les États de grandeur
moyenne fût très-vivement ressentie, l’accord ne put,
en présence de vues par trop divergentes, être éta
bli que sur les sujets figurant au premier plan, sans
qu’il devînt possible seulement, ce qui importait
cependant surtout de concerter une action com
mune vis-à-vis de la Prusse, pour le cas probable
où cette puissance persisterait à se renfermer dans
le traité de septembre. Au bout de trois jours déjà
les séances furent closes, et les négociateurs se sé
parèrent, après avoir signé, le 6 avril, trois conven
tions appelées bientôt à un grand retentissement.
Par la première, les gouvernements de Bavière,
de Saxe, de Wurtemberg, de Bade, de Hesse-Cassel,
de Hesse-Darmstadt et de Nassau s’obligeaient à
accepter et à faire signer par leurs plénipotentiaires,
sous réserve de la fixation définitive du tarif, le
protocole final des délibérations de Vienne relatives
aux projets A et B, à exprimer, dès l’ouverture des
conférences de Berlin, la nécessité d’une négocia
tion avec l’Autriche sur la base de ces projets, à les
y présenter et à demander pour ce point l’admission
auxdites conférences du cabinet autrichien, et à
refuser, jusqu’à ce que ces négociations eussent eu
lieu, de concourir au renouvellement et à l’exten
sion du Zollverein.
Parla seconde, les mêmes gouvernements, moins
celui de Bade, qui ne crut pas pouvoir aller au