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L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Aussi, dès que le blocus fut levé, l’Angleterre, débarrassée,
grâce surtout à l’Allemagne, du plus redoutable
de ses adversaires, n’eut rien de plus
pressé, pour témoigner sans doute sa reconnaissance,
que d’inonder littéralement cette contrée
amie et sans défense de ses objets fabriqués, qui
étaient loin d’être toujours de premier choix, mais
auxquels les procédés nouveaux de fabrication et
la vilité du prix de revient assuraient aisément la
victoire sur les produits rivaux de provenance non
britannique. De telle sorte que l’Allemagne ellemême
n’offrit pas le moindre placement à l’activité
industrielle de ses nationaux, sans que ceux-ci trouvassent
d’ailleurs plus de débouchés chez les nations
étrangères, qui avaient organisé au profit de
leurs manufactures propres des systèmes énergiquement
protecteurs.
Les cris de détresse, poussés dans ces circonstances
par le commerce et la fabrication germaniques,
qui se voyaient ainsi paralysés à l’intérieur non
moins qu’au dehors, et les moyens de sauvetage réclamés
instamment par les intéressés, semblent
avoir trouvé de l’écho auprès des cabinets allemands
de l’époque, puisque les préoccupations issues de
l’état alarmant des affaires indigènes firent même
explosion dans l’acte fédéral, dont l’article 19 s’exprimait
en ces termes longuement débattus et laborieusement
formulés :
(»Les membres de la Confédération se réservent,