DES ORIGINES DU ZOLLVEREIN. i 1
dès la première réunion de la diète à Francfort, de
délibérer (non pas de prendre des mesures) sur le
commerce entre les différents États ainsi que sur la
navigation, d’après les principes adoptés au Congrès
de Vienne. »>
Malgré la réserve extrême de cette promesse,
assez naturelle d’ailleurs de la part d’une Confé
dération dont l’existence et l’entretien nécessitaient
des sacrifices, qui ne pouvaient être obtenus que
d un pays en voie de prospérité, elle fit néanmoins
naître en tous lieux les plus grandes espérances, en
tretenues entre autres par les dispositions libérales
de l’acte du congrès de Vienne sur le régime des
cours d’eau communs à plusieurs États, et non re
foulées encore à ce moment par l’expérience, qu’on
fit plus tard de ce mécanisme pesant qui se démontra
par la suite tout à fait impropre soit à conjurer le
mal, soit à réaliser le bien.
Mais bien qu en effet les divers États allemands
s empressassent d’abolir chez eux, chacun en parti
culier, les droits d’aubaine et de détraction, et bien
que, conformément aux règles équitables posées dans
le congrès de Vienne, des conventions particulières
fussent conclues pour la navigation du Rhin, de la
Meuse, de 1 Fscaut, de la Moselle, du Necker et du
Mein, de façon à interdire aux riverains, non pas
d abaisser, mais d élever des péages perçus sur des
bases uniformes, on trouva bientôt des occasions de
se convaincre que l’entente commune était bien au-