222 b'ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
quer Au (riche entendait maintenir l’ancien projet A
comme la base des négociations actuelles et ne vouloir
se prêter à un traité de commerce, qu’autant
que le Zollverein serait renouvelé avec les Étals coalisés
et que ceux-ci accéderaient à l’alliance commerciale;
mais l’entrevue qui eut lieu à Berlin entre
les deux monarques dans la seconde moitié du mois
de décembre ne contribua pas peu à rapprocher les
parties dans un sentiment de conciliation.
Néanmoins, toutes les difficultés ne s’évanouirent
pas d’un coup, et comme la Prusse, mue par son
ressentiment contre les dissidents de Darmstadt, ne
voulait pas se départir de négociations isolées avec
l’Autriche, allant même jusqu’à faire de l’exclusion
des autres gouvernements une condition sine qud
non, l’Autriche, pour ne pas rompre les pourparlers,
iléchit en ce sens, qu’elle n’insista pas sur le
concours de représentants desgouvernements alliés,
mais subordonna sa propre ratification à leur assentiment.
Et comme il ne fallait pas être pris au dépourvu,
pour le cas où ces pourparlers, toujouis
aléatoires, n’aboutiraient pas, il fut entendu entre
l’Autriche et les plénipotentiaires douaniers, réunis
à Vienne, qu’on y pousserait aussi très-activement
l'élaboration du traité G, de façon à pouvoir, en
tant que besoin serait, l’avoir à sa disposition vers
le mois de février 1853. Le traité G, étant arrivé a
maturité, grâce à l’ardeur qu’on déploya à son
égard, fut eilectivement revêtu à la date du 17 fé-