PÉRIODE DE 1854 A 1865. 239
Il n’y eut que la branche des échanges, entretenue
par la recherche de travaux de perfectionnement
(Veredlungs-Verkehr) qui finit par engendrer peu à
peu sur tous les points des frontières fédérales, séparatives
de l’Autriche, une activité irrécusable, à
l’encontre de laquelle s’élevèrent sans doute de
temps à autre au sein de ce dernier pays des objections
protectionnistes, que les besoins manifestes
d’autresbranchesinsdustriellesréussirent cependant
à condamner au silence.
Mais on peut s’étonner, que le Zollverein, dont les
approvisionnements en céréales sont généralement,
pour une bonne partie, de provenance autrichienne,
ne soit pas parvenu encore à solder ces arrivages
avec ses propres produits, et comme, depuis l’année
1853, son industrie, loin de rétrograder ou
même de rester stationnaire, a révélé précisément
une force d expansion particulière et a su prendre
une place à part sur tous les marchés du monde, il
semble que c est au delà de ses limites, et par exemple
dans 1 élévation absolue des droits, dans les
lappoits de ces droits avec la valeur, dans les procédés
parfois gênants de l’administration douanière de
1 Autriche, ou dans d’autres circonstances semblables,
qu’il fallût chercher la cause de la langueur
relative de ses relations avec l’Empire.
Les points secondaires, ayant été lors du renouvellement
du dernier pacte d’alliance intentionnellement
écartés du débat, le Zollverein se trouvait