252 • L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
même, sans payer les droits et sur un simple acquit
à caution, elles seraient dirigées vers le lieu de des
tination, non-seulement sur l’autre territoire doua
nier, mais encore au delà. De cette manière, sans
expéditeurs intermédiaires ou tout au moins sans
nouvelles formalités de douane, des envois directs
pourraient s’effectuer de Berlin a 1 rieste ou de
Vienne h Hambourg.
« A cette facilité s’en rattache une autre, sur la
quelle l’Autriche a déjà insisté lors de la négociation
(kl traité du 19 février 1853 ; elle concerne les droits
de transit. Ce que l’Autrichedésire et ce qu’elle est
prête à réaliser peut se formuler en peu de mots.
L’Autriche et le Zollverein seraient, sous le rapport
du transit, considérés comme un seul et même ter
ritoire douanier, et, quant aux péages fluviaux, le
commerce avec l’Autriche serait assimilé à celui de
la Prusse et de la Saxe entre elles.
« Si celle proposition était adoptée, les marchan
dises qui se rendent par l’Autriche dans le Zollve
rein ou par le Zollverein en Autriche ne seraient sou
mises à aucun droit de transit; celles qui traversent
les deux territoires, ne payeraient de droit de transit
que dans le premier où elles entreraient. Les recet
tes de transit ne seraient pas l’objet d’un partage.
(, L’industrie de l’Autriche, dans les provinces
du nord et de l’ouest, est obligée d’emprunter,pour
les matières premières qu’elle lire de 1 étranger,
le territoire du Zollverein. S’il faut qu elle acquitte