266 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
de sollicitude, regrettable sans doute, pour des branches
de travail, dont; pour ne parler que des aiguilleries,
une protection excessive n'a pu empêcher
l’infériorité relative de se révéler manifestement
dans les premières expositions universelles de Londres
et de Paris, et sous l’empire d’une irritation, soigneusement
entretenue par laPrusse, qui avait eu cependant
des manques de procédés à se reprocher dans
cette circonstance, les commissaires du ZollvereinassemblésàStuttgard
décidèrent, ainsi quenouscroyons
l’avoir dit déjà ailleurs, qu’à partir du 1 "janvier 1843,
le double des droits d’entrée établis par le tarif
serait perçu sur divers objets de mercerie, ainsi
que sur les gants de peaux, les eaux-de-vie de vin,
et les papiers peints, tant que le gouvernement
français n’aurait pas rendu à l’introduction
des produits allemands malmenés, ses facilités
antérieures, et n’aurait pas non plus retiré la surtaxe,
qui venait tout récemment d’aggraver également
l’entrée du zinc. En présence de cette décision
peut-être inattendue, l’ambassadeur de France à
lierlin reçut l’ordre d’entreprendre un nouveau
rapprochement avec le Zollverein, et adressa à cet
effet, le 8 décembre 1842, une note au ministère
prussien, dans laquelle, revenant sur les conversations
échangées en 1839 entre MM. Westphalet Engelhardt,
il les proposait à son tour comme base de
l’arrangement à intervenir. Celle note était accompagnée
d’un mémoire dont l'auteur, ministre du