PÉRIODE DE 1854 A 1865.
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commerce de France, s’appliquait à affaiblir, comme
n’étant fondées qu’en partie, les récriminations
des fabricants allemands, à l’encontre des résolu
tions douanières prises par son pays, tandis que les
mesu res arrêtées à Sluttgard,considéréesdansleurin-
tégralité, comporteraient, selon lui, un accroissement
dechargesvariantentre65et 136 p. 100. Aussi la sus
pension de ces dernières mesures était-elle réclamée
de la part delà France, comme une condition à la
quelle était subordonnée absolument la poursuite
des négociations entreprises; mais la Prusse ne té
moigna pas un grand empressement à répondre
pour lutter sans doute de hauteur avec une nation
qui se croyait, au dire des écrivains allemands, tout
permis dans le domaine du commerce extérieur, en
considérant par contre la moindre tentative de ré
torsion (le la part do l’Allemagne comme un atten
tat à sa dignité ; et, quand la réponse parut enfin à la
date du 7 mars 1843, on n’y put rencontrer (ju’une
réfutation des assertions émises par le factum
rançais, avec la déclaration, que le retrait des droits
péiieuis jugés nécessaires par le Zollverein de-
vrait être précédé d'une salisfaclion donnée aux de-
mkrata tels qu ,1s avaient été formulés par la Prusse
dans le résumé dont il a été question plus haut.
Devant une diveigence de vues aussi tianchée
toutes démarches furent des deux côtés momenta
nément interrompues, et ce n’est que le 8 septem
bre 1843, que notre ambassadeur à Berlin recom-