274 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Hanovre dans le sens de la réduction du droit établi
sur le vin, sans qu’il fût nécessaire pour cela de
lui offrir des compensations. Par contre, la Prusse
résista aux vues de notre ambassadeur M. Lefébre,
lequel s’était borné, au mois de novembre 18ol, à
rechercher un arrangement, qui protégeât les auteurs
contre la contrefaçon de leurs œuvres, voulant
ainsi reprendre mais isolément la proposition,
que le marquis (le Dalmalie avait patronnée dans
sa note du 30 décembre 18ÍÍ de concert avec un
traité de commerce.
Aussi bien, le vent d’orage, qui soufttait en ce
temps sur l'association et qui mit même sou existence
future en péril, n'était aucunement propice à
(les débats de celte nature avec l’étranger. Mais
après que les conventions du 19 février et 4 avril
1853 eussent rendu quelque calme h cette association,
qui venait d’assurer son avenir pour douze nouvelles
années et d’établir avec un voisin aussi considérable
que l’Autriche des relations particulières
¡oùstituait à vrai dire un système de droits différentiels,
appliqué réciproquement sur une trèsvaste
échelle, il fallait s’attendre à ce qu’elle attirât
l’attention des États du dehors, en communication
d’intérêts avec l’Allemagne. Celte prévisioii ^
réalisa notamment pour la France qui, si sollicitée
qu’elle fût à celte époque par sa réorganisation intérieure,
ne pouvait rester indifférente devant 1 alliance
intime que le traité de février consaciail en-