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de l’orgueil unitaire, politiquement assouvi, mais
économiquement surexcité et mal inspiré peut-êtie,
et ce mouvement ne s’arrêtera vraisemblablement,
qu’après la transformation radicale de la réglemen
tation douanière sur tous les points de 1 univeis.
En attendant, c’était une double victoiie que
l’empereur avait remportée par ce traité. D une
j)art, en eiFel, il venait de raffermir une alliance,
d’un grand intérêt pour toute sa position politbjue
sur le continent, en fournissant du même coup
aux Anglais des raisons majeures de s’y tenir, et
n’est-ce pas grâce à la recrudescence des échanges
entre les deux nations depuis 1860, que, par un effet
à peu près invariable, nous avons vu succéder à des
haines séculaires des rapports de bon voisinage et.
on peut le dire, d'intimité, que l’avenir — nous
aimons à le penser — cimentera encore davantage,
pour le plus grand profit de la vraie civilisation?
D’autre part, la tradition protectionniste venait
d’éprouver en France un échec, qui s’étendait na
turellement à l’intluence et à l’importance par là
même brisées, des classes bourgeoises, si attachées
à la dynastie antérieure.
D’ailleurs, pour avoir froissé ces classes, le gou
vernement impérial s’était concilié le nombre bien
plus grand de ceux qui soit par intérêt, soit par
conviction, étaient contraires aux exagérations du
système protecteur, et qui saluaient avec joie tians
la France l’initiatrice du progrès dans les voies