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PÉRIODE DE 1854 A 1865.
à acceplerle traité de février, se saisît avec vivacité
d'une clause, dont l’application faisait luire à ses
yeux l’espérance de la destruction de ce traité ainsi
que des conséquences plus graves encore, qui y
étaient attachées par l’union future avec l’Autriche.
Du moment que, dans une convention passée avec
la France, le Zollverein souscrivait sans réserve au
traitement réciproque sur le pied de la nation la
plus favorisée, le renouvellement du tarif intermé
diaire concerté avec l’Autriche ne devenait plus
guère possible à l’expiration du traité, où ledit tarif
était consigné, et les préférences qu’on avait pour
l’Empire venant à être suspendues, son adjonction
au Zollverein ne se trouvait-elle pas reculée dans
les perspectives les plus lointaines, si même, au gré
de son rival du Nord, elle n’était pas irrémissible-
ment compromise?
Mais si d’un côté la suggestion du traitement ré
ciproque le plus favorable ranimait la dernière crise
si difticilement apaisée du Zollverein, et touchait à
1 endroit vulnérable de ses relations avec l’Autriche,
de 1 autre, Vassimilation des tarifs^ également agitée
par la France, ne pouvait pas manquer non plus de
raviver les contestations qui s étaient fait jour au
sein de 1 association, de rallumer la guerre entre la
protection et le free-trade. La France était loin sans
doute de demander la liberté du commerce ; car elle
s’était bornée à promettre à l’Angleterre la réduction
de ses droits véritablement prohibitifs ù 30 et plus