PÉHIOÜË DE 1854 A 1865. 331
entre autres articles, trouver à s’écouler abondamment,
par l’effet des nouveaux droits promis dans
le traité? Tout en ne se méprenant donc nullement
sur les conséquences du traité pour les rapports
avec l’Autriche, et en demeurant fidèle à l’Autriche
sur le terrain constitutionnel, le cabinet de Dresde
se rendit aux considérations d’ordre industriel
qui 1 emportaient sur toutes les autres, et s’empressa,
comme nous venons de le dire, d’informer
la Prusse de la parfaite communauté de vues, existant
entre les deux monarchies au sujet de la dernière
communication.
La satisfaclion exprimée par la Saxe était cepen-«lanl
loin d'être partagée par les gouvernements des
États qui, de 1851 à I853.avaient formé la coalition
J.le de Darmstadt. Le Hanovre, lui aussi, parut
envisager avec méliance le côté politique du traité
et les suites qui en découleraient au regard de l’Au-Iridio.
Prévoyant même ces impressions défavorades
et désireuse de les combattre, la Prusse avait
ait pntii pour les cours alliées certains de ses
ctionnaiies plus particulièrement au courant des
fournir verbalement des éclaircissements sur les intentions
du cabinet de Uerlin ; mais, malgré le mérite
reconnu de ces émissaires, dont l’un était M Delbrück,
l'autre M. Pliilippsborn, l’assurance qu’ils
donnèrent, que la politique n'avait été pour rien