334 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
ressés. A la différence donc du mémoire de septembre,
le mémoire du 7 avril tint un langage des
plus précis et détermina rigoureusement, pour ne
pas dire juridiquement, la position que le traité de
Berlin faisait à l’Aiitriclie. Il rappela les trois demandes
principales tormulées en septembre et conformément
auxquelles : 1“ il ne faudrait traiter ultérieurement
la France à la façon des nations les
plus favorisées que sous la réserve des avantages,
que la Prusse, à l’imitation du procédé suivi depuis
1851 par l’Autriche vis-à—vis notamment de la
Sardaigne, de Modène, de la Russie, serait dans le
cas d’octroyer à un État de la Confédération germanique
en raison même de ces liens fédéraux ;
2“ il conviendrait de limiter la durée du traité avec
la France à celle assignée actuellement au Zollverein,
de façon à ce qu’elle ne se prolongeât pas nu
delà de l’année 1865; 3“ il importerait de ne pas
tellement baisser les droits à l’entrée des marchandises
dans le Zollverein, que l’Autriche usant du
droit conventionnel qui lui compète, fât amenée à
élever ses taxes intermédiaires vis-à-vis de l’Association
dans une mesure, qui enlèverait aux articles
français la tentation, après avoir acquitté les droits
du Zollverein, de prendre ensuite la route de l’Autriche
contre la prestation du droit intermédiaire.
Mais, en revenant sur les vues exposées jadis par
l’Autriche, il incriminait le silence opiniâtre gardé
par la Prusse durant ses longues négociations, si-