338 l’ALLEMAGNE ÉCOiNOMÍQUE.
est vrai que l'Autriche ne se serait jamais prêtée à
une réduction, dans la mesure qui a été atteinte par
le traité franco-prussien, des droits déjà beaucoup
trop faibles du Zollverein pour les marchandises
de première qualité, et n’aurait pas de la sorte décrété
la ruine inévitable d’un grand nombre de
branches industrielles.
«Si éloignée que soit du gouvernement impérial
la pensée de vouloir scruter les intentions de la
Prusse, il ne saurait, ces circonstances étant données,
s’arrêter à une autre explication, que celle
fournie par les journaux prussiens eux-mêmes,
d’après lesquels il s’agirait, moyennant l’adoption
d’un système, que les conditions financières et industrielles
de l’Autriche ne lui permettent pas de
«uivre et moyennant la conclusion d’un traité qui
rend impossible à l’avenir toutes relations étroites
et privilégiées entre l’Autriche et le Zollverein, de
consommer irrévocablement la séparation poülicoconiinerciale
de l’Autriche d’avec le reste de l’Allemagne.
»
Mais c’est à la fin surtout du mémoire, que son
argumentation se serre et devient significative, comme
ou va pouvoir eu juger par ces nouveaux passages,
qui de même que ceux qui les piécèdenl ou pourraient
les suivre ont l'avantage inestimable, a nos
yeux, eu mettant en scfcuc et eu faisant parler es
intéressés, de restituer à une polémique aussi marquante,
que l'a été celle-ci par sou ardeur, sa téiia-