3öO L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Schwarzenberg et de Bruck s'étaient rendus les
promoteurs dans les années 1851 a 1853, et au ser
vice de laquelle ils avaient déployé une énergie in
domptable, n’avait manifestement fait aucun progrès
depuis cette époque. Or, si sa réalisation avait déjà
en 1853 fait naître les doutes les plus sérieux, ces
doutes n’avaient pu que s’accentuer davantage à par
tir de ce moment, attendu qu’économiquement les
deux territoires étaient loin d’avoir marché à l’u
nisson. Grand avait été l’essor, pris par l’industrie
fédérale et à mesure que bon nombre de ses bran
ches étaient parvenues à se créer une clientèle très-
nombreuse au dehors, oil elles luttaient sans désa
vantage contre les compétitions les plus redoutables,
l’engouement jadis régnant pour les droits protec
teurs n’avait plus persisté que dans une sphère allant
tous les jours en se rétrécissant. Pourquoi aussi cette
industrie, devenue assez forte, pour pouvoir se pas
ser en bonne partie de la protection artilicielle dont
elle avait bénéticié jusqu alors, ii aurait-elle pas
cherché à échapper aux désagréments et aux incon
vénients d’un système de droits de douane compli
qué?
En Autriche au contraire, la période qui s’était
écoulée de 1853 à 1862 avait vu revenir le parti
protectionniste à meilleure fortune ; et, bien que de
nombreuses améliorations eussent été introduites en
matière de douanes, les négociations prévues par le
traité de février n’avaient pas eu lieu, pas plus d ail-