362 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
vieilli depuis bien longtemps. Quant h laisser dépen
dre la moindre modification de ce tarif de l’accord
unanime de tous les États de l’association et de l’Au
triche, la Prusse ne saurait, selon la même réponse,
s’y résoudre, encore même que les négociations
avec la France n'eussent jamais eu lieu, attendu
qu’en aucun cas elle n’avait entendu être rivée au
tarif de l’Union pour une époque dépassant avec le
31 décembre 1865 l’expiration du pacte fédéral. De
leur côté, les journaux prussiens traitèrent cavalière
ment les propositions de 1 Autriche et leur contestè
rent tout caractère sérieux, leur attribuant 1 unique
dessein de faire échouer d abord le traité avec la
France et une révision fondamentale du tarif fédé
ral, sans que l’Autriche voulût, une fois arrivée a
ses lins, donner suite à l’union et renoncer le moins
du monde au système protecteur.
Kn revanche, la situation voulait que tous ceux
des gouvernements, qu’alarmaient les tendances et
les suites du traité avec la France, prissent chaude
ment fait et cause pour les idées émises dans la cir
culaire autrichienne du 10 juillet; et c’est ainsi que
le Hanovre et la Hesse Électorale, si enclins cepen
dant à un remaniement du tarif dans le sens fibre-
échangiste, mais se tenant en garde contre la marche
de la Prusse vers l’hégémonie au sein du Zollverein,
parurent disposés eux-mêmes à soutenir la campa
gne contre une puissance si suspecte d’envahisse
ment.