368 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
avec la France, et qu’elle passerait outre à sa con
clusion définitive, sans s’occuper autrement du re
tard que pourraient mettre certains cabinets à for
muler leur adhésion? Une fois lancée dans cette
voie, il ne restait guère à la Prusse qu’à aller jus
qu’au bout, en mettant le sceau à son œuvre, et à
prévenir ainsi tout doute sur la possibilité d’un
mouvement de recul.
Le 8 août, le gouvernement bavarois faisait con
naître sa renonciation au traité, et cet exemple
trouva à la date des 11 et 16 août, du 11 septembre
et du 12 octobre des imitateurs dans le Wurtemberg,
le Hanovre, le Nassau et la Hesse-Darmstadt. Pour
justifier leur refus, les abstentionnistes incrimi
naient le traité lui-même et ses diverses disposi
tions, ou bien tiraient argument des rapports avec
l’Autriche. Parmi les positions du tarif, il n’y en
avait que peu, qui attirassent sur elles des critiques
sérieuses, et encore ne persévéra-t-on pas indéfini
ment dans toutes ces objections. Seuls, les États
vinicoles soutinrent obstinément qu’une modéra
tion des droits sur les vins ne pourrait avoir lieu,
tant que le droit de passage ne serait pas supprimé
sur celte boisson dans les régions septentrionales
de l’Union, comme l’avait jadis fait espérer la Prusse,
sans avoir cependant donné jamais à cet égard de
formelles assurances.
Ces difficultés entraînèrent à leur suite entre la
la Prusse d’une part et les dissidents ainsi que l’Au-