378 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE,
développé en ce sens, et bien que ce sujet netardât pas
à être aussi itérativement agité dans les conseils du
Zollverein de concert avec la suppression des droits
de transit, toutes les tentatives de réforme vinrent
échouer contre l’opiniâtre contradiction de la Hesse-Darmstadt
et du Nassau, qui se plaçaient principalement
à un point de vue fiscal, et qui n’étaient pas
suffisamment intéressés dans la navigation du Rhin,
pour se laisser aller, par des considérations économiques,
à l’abandon d’une source de recettes relativement
abondante. Les plaintes renouvelées en
1859 par Rade devant la commission de la navigation
sur le Rhin furent donc des plus amères, pendant
que les débats ouverts simultanément à Rrunswick
sur le même point demeurèrent, comme on
sait, également infructueux. Ce n’est que vers la fui
de l’année 1890, qu’une conférence, spéciale convoquée
à Carlsruhe réussit à amener un accord, conformément
auquel, sous la réserve du maintien pur
et simple de la taxe à prélever sur chaque navire
et sur les bois (Schiffsgebühr und llolzzölle), la
Prusse, la Bavière et Rade ne percevraient plus dorénavant
qu’un dixième, mais la Hesse et le Nassau
un sixième du droit conventionnel, et conformément
auquel aussi les droits de transit, dont la prestation
dans le Zollverein présentait une si grande complication
et avait été pour les délibérations communes
une cause permanente de difficultés, furent du
même coup complètement mis a néant.