PÉRIODE DE 1865 A 1866. 397
allemands, et à se prêter à la réception de celui-ci
dans le Zollverein ou tout au moins à des relations
commerciales plus étendues avec lui. Et cependant
la conservation et l’affermissement d’un lien étroit
avec l'Autriche ne répondent pas seulement aux
exigences les plus impérieuses d’une portion notable
du territoire fédéral, que sa situation géographique
renvoie forcément à des rapports avec l'Empire
mais sont encore, à part même la valeur des échan
ges immédiats, de la plus haute importance pour
I Union tout entière. 11 est dans la nature des choses
qu’un bel avenir ne puisse s’ouvrir devant le Zoll
verein, qu’autant qu’il ne perdra pas de vue le prin
cipe sur lequel il repose, à savoir l’agglomération de
toutes les terres allemandes ; qu’il commence à lui
tourner le dos, il n’est plus qu'au service d'appé
tences particulières, et cesse de signifier quelque
chose pour les intérêts généraux supérieursde l’Alle
magne. Des contestations sans lin et la dissolution
male de l’Union, se traduisant h son tour par
• raillemenl de l’iiidusirie nationale et l’allaililisse-
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La discussion des proposilions autrichiennes, sol-
icUéeavec un si grand renfort,l’argumentation par
la Bavière, fut donc, par déférence sans doute pour
le requérant, mise pour sa recevabilité à l’ordre du
jour de la première séance de la conférence berli
noise, sans que le gouvernement prussien, courtois