398 l’allemagne économique.
en la forme, crût, au fond, pouvoir plus qu’autrefois
se rallier au désir qui était exprimé de ce chef. Les
raisons que ce gouvernement faisait valoir à l’encon
tre delà requête du cabinet (le Munich, ne différaient
pas d’ailleurs essentiellement de celles qu’il avait
données dans les correspondances et les négociations
antérieures, et revenaient au principal, à ceci :
(( La Prusse ne demande pas mieux que de voir
régler les rapports avec l’Autriche, pourvu toute
fois qu’au préalable le Zollverein soit reconstitué;
car jusqu’à cette reconstitution, où seraient les su
jets fondés à traiter cette question, et jusqu’à la lixa-
lion du tarif destiné ultérieurement au Zollverein,
où donc serait l’objet essentiel sur lequel doivent
porter les négociations avec l’Empire? Quant aux
propositions autrichiennes du tO juillet 1862, elles
ne peuvent sous aucun rapport, aux yeux de la
Prusse, servir de bases à ces négociations. »
Le Brunswick et la Thuringe se prononcèrent
cette fois dans le même sens que la Prusse, tandis
que le Hanovre, la Ilesse-Cassel et le Nassau
appuyèrent la motion bavaroise, en dehors de la
quelle des motions identiques avaient d’ailleurs été
présentées aussi par le Wurtemberg et la Hesse-
Darmstadt. Les adhérents de la Bavière, en réponse
aux raisonnements de la Prusse, relevèrent notam
ment la contradiction, qui apparaissait entre son
refus de négocier avec l’Autriche, tant que le pacte
d’union en suspens enlèverait la possibilité de con-