402 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
(le février 1853, avec l’empire d’Aiilriche, dont les
ouvertures, en date du lOjuillel 1802, devraient être
prises eu considération ; sans que d'ailleurs, sous la
réserve de la satisfaction à recevoir par ces deux
points, la conférence dût interrompre la discussion
spéciale ouverte sur l’ébauche de tarif prussienne.
Aucun su tirage no manqua à ces suggestions, et la
déclaration, émanée de la Prusse, fit elle-même es
pérer que celte puissance se relâcherait quelque peu
de la résolution affichée jusqu alors de n admettre
aucune modification au traité franco-prussien et de
ne parlementer avec l’Autriche qu’après consolida
tion du Zollverein, uni à la France par ce traité.
Mais, par une déclaration ultérieure plus explicite,
les commissaires prussiens ne tardèrent pas à dissi
per les illusions (jui avaient pu se faire jour.
Pendant que se poursuivaient ces débats, qui avan
çaient les (piestions d’ordre matériel sans réussira
concilier les parties sur le terrain des principes, la
Prusse procéda le 17 décembre à la dénonciation
plusieurs fois annoncée par elle et depuis longtemps
attendue de toutes parts, des traités sur lesquels re
posait l’association. S’il eût été difficile à cette puis
sance, à défaut d'une pareille mesure, de faire pré
valoir le traité avec la France, il était non moins
certain qu’aucun des associés n’eût voulu user pour
son propre compte du droit de dénonciation, at
tendu que le plus grand nombre eût incontestable
ment préféré la prolongation de 1 existence du Zoll-