404 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
qu’on demandât aux ^ou verneinen (s le sacrifice de
leurs griefs, qui devaient être au contraire pris en
considération dans les négociations avec 1 Autiiclie,
sous la forme de modifications au projet de tarif.
Les autres commissaires s’étant également fait en
tendre sur ce sujet, celui de la Prusse présenta, a
l’issue du débat, un résumé de toute la situation,
qui précisait, ainsi qu’il suit, les dispositions où se
trouvait ce pays :
La Prusse, loin de croire pouvoir faire aucune
sorte de concession relativement au projet de tarif,
reposant sur l’annexe B au traité avec la b rance,
interroge an contraire ceux des cabinets, pour les
quels ce projet aurait jusqu’ici fait difficulté, à l’elfet
de savoir s’ils entendent lui accorder leur assenti
ment. Elle espère avoir par ses explications enlevé
leur raison d’être aux critiques, que le texte du traité
avec la France avait fait surgir, et ne se prêtera qu’à
une rédaction nouvelle de l’article 32. Elle ne de
mande pas mieux d’ailleurs que d’entrer en pour
parlers avec la France, afin d’obtenir d’elle quel<pies
changements à l’annexe A du tiaité, contenant les
concessions françaises, mais elle veut être assurée
par une déclaration préalable que, ce résultat atteint,
le traité ne rencontrera pins d’opposition d aucune
part. Quant à accepter les ouvertures du 10 juil
let 1862 comme base des négociations avec I Autri
che, la Prusse s’y refusait absolument, et ce caractère
fondamental ne devait pas, d après elle, appai tenir