406 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
montrèrent également bien différentes des appréciations
de la plupartdes autres confédérés. Mais, quelque
ressentiment qu’éprouvât le cabinet de Vienne
contre les agissements de la Prusse dans la sphère
commerciale et douanière, et bien qu’il ne se méprît
nullement sur la portée polilique du traité avec la
France, il se laissa amener, néanmoins, à faire cause
commune avec la puissance, sa rivale, dans cette
question des duchés. Si donc la Prusse, qui, pour
arriver à ses tins par rapport à ces provinces, ne pouvait
pas se passer du concours de l’Autriche, ne craignit
tout de même pas de traverser tous les desseins
constitutionnels et économiques de celle-ci, et
de paralyser ses tentatives dans ces diverses directions,
il y faut voir une preuve de la conviction où
elle était que l’Empire ne se passionnait pas à l’excès
pour les entreprises, dont il a été question, et n y
puiserait pas des résolutions extrêmes, ce qui mot
bien en lumière aussi ]>our cette époque la supériorité
de la diplomatie prussienne sur celle de l’Autriche.
Les explications données par la Prusse furent suivies
de près par l’ajournement de la conférence berlinoise,
dont les réunions ne reprirent qu à partir
du 5 février 1804. Le commissaire bavarois fut le
premier à faire connaître la réponse de son gouvernement
aux questions posées par la Prusse. Cette
réponse s’expliquant en premier lieu au sujet du tarif,
donnait la préférence aux changements à y ac-