PÉRIODE DE i860 A 1866. 409
aux autres cabinets dissidents, qu’à se prononcer
pour l’acceptation pure et simple du traité avec la
France et du tarif modifié, qui en était la suite, ou
qu’à se résoudre à la dissolution du Zollverein. Car,
quant a eux, ils étaient trop faibles pour pouvoir
de leur propre chef contraindre la Prusse à aban
donner ou à remanier profondément le traité avec
la Fiance, et leur impuissance se trouvait encore
accrue par le désir de certainsd’eutreces cabinets, de
maintenir l’union à tout prix, comme aussi par la
divergence de vues qu’engendrait chez les autres
l’hypothèse de sa dissolution. Seule, l’Autriche eut
pu entreprendre de ramener le traité franco-prussien
à ne plus être en contradiction avec celui dp février,
et il eût été en conséquence de 1 intérêt des gouver
nements coalisés d’assigner sans retard à l’empire
sa véi ¡table tâche, plutôt que d engager sans cesse
eux-mêmes avec la Prusse de vaines escarmouches,
au cours desquelles PAutriclie se tenait dans l’ombre.
Si cette dernière puissance avait voulu entrer résolù-
ment en ligue de bataille avec tous les moyens dont
elle disposait, qui peut dire (ju’uii autre dénoûment
n eût pas peut-être couronné ses efforts ? Ce qui
est certain, c’est qu’à défaut de volonté et d’énergie
a Vienne même, toute activité déployée par les coa
lisés au service de l’Autriche devait être inutilement
dépensée.
Dès la séance suivante du 11 février, la Prusse,
qui agissait selon les circonstances, ne manqua donc