PÉRIODE DE I860 A 1860.
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ment. Une résolution énergique ainsi qu'une grande
harmonie dans l’action s’étaient par exemple révélées
chez la Bavière et le Wurtemberg, que l’on pouvait
croire déterminés à ne pas reculer même, le cas
échéant, devant la dispersion du Zollverein ; et tou
tefois l’avénement inopiné, en mars 1864, d’un nou
veau monarque, le roi Louis II, au trône de Bavière,
bien que n’ayant pas été suivi de la retraite du mi
nistère, devait paralyser quelque peu pour le moment
1 activité du pouvoir et laisser planer quelque incer
titude sur sa marche ultérieure.
Parmi les autres gouvernements dissidents au
contraire et leurs représentants, mais bien plus en
core dans les sphères commerciales et industrielles,
qui relevaient des mêmes gouvernements et chez les
organes de ces couches laborieuses, Và survie du Zoll-
venin avec les dimensions acquises exprimait si bien
le souci dominant du moment qu’il fallait s’attendre
à beaucoup (le résignation de leur part, quand il s’a
girait de préserver une institution de plus en plus
appréciée et populaire, même au prix du traité,
dailbiurs fort peu désastreux, avec la France. La
Ilesse-Üarmstadt surtout manifesta clairement ces
dispositions qui gagnaient aussi insensiblement la
llesse-Cassel, tandis que le Hanovre, vivement préoc
cupé de son préciput, ne consultait guère que cet
intérêt, auquel il accordait en tout cas le pas sur
tons les antres. Assurément, le cabinet de Vienne
pouvait s’en prendre à lui-même, dans une large