l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
de Bismark fit parvenir au nom de son gouvernement
à cette dernière ouverture, le ministre prussien
ne fit aucune difficulté à se mettre à la disposition
de l'Autriche, alors que les conditions, a
l’accomplissement préalable desquelles la Prusse
avait autrefois subordonné des négociations avec
l’empire, à savoir l’adoption du traité avec la France,
et le rétablissement du Zollverein sur le pied de cette
adoption, pouvaient être considérées comme remplies
par la plupart des anciens membres de l’association
douanière. Seulement les négociations devraient,
d’après la Prusse, s’ouvrir à Prague et non
à Berlin où l’Autriche avait demandé à en transporter
le siège, et de plus les intérêts prussiens y seraient
confiés à un homme spécial, M. Hasselbach, de préférence
à quelque fonctionnaire supérieur, pour lequel
le formalisme autrichien professait naturellement
des sympathies plus vives.
Mais du moment que s’engageaient entre 1 Autriche
et la Prusse des pourparlers directs dans un but,
qui impliquait de prime abord une renonciation aux
visées du traité de février 1853, du moment qu il
devenait évident que l’Autriche elle- même ne cherchait
plus à donner suite à ses propositions du
10 juillet 1862 pas plus qu’à l’idée d’une liaison
plus étroite avec le Zollverein, en fallait-il davantage
aux gouvernements jusque-là coalisés pour les relever
de leurs derniers scrupules et les déterminer à
ne plus faire dorénavant d’opposition au traité avec