/|28 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
et 1869 ne partaient pas de foyers statistiques projetant
leurs clartés sur toutes les parties, sans exception,
de l’industrie fédérale, et ils échouèrent contre
des questions qui ne touchaient pas plus à des intérêts
généraux, qu’elles ne se rattachaient nécessairement
à une révision méthodique du tarif.
Apart les dispositions de tarif, il y avait surtout
l’art. 31 du traité de commerce avec la France, qui
engageait le Zollverein dans des voies non encore
suivies par lui jusqu’alors, et dont pour celte cause
nous rappelons ici littéralement les termes . « Chacune
des deux hautes parties contractantes, y étaitil
dit, s’engage à faire profiter 1 autre de toute faveur,
de tout privilège ou abaissement dans les tarifs des
droits à l’importation ou à l’exportation des articles
mentionnés ou non dans le présent traité,
(|u’elle pourrait accorder par la suite à une tierce
puissance. Elles s’engagent en outre h n’établir
l’une envers l’autre aucun droit ou prohibition
d’importation ni aucune prohibition d’exportation
qui ne soit, en même temps, applicable aux autres
nations. Toutefois les hautes parties contractantes
prennent l’engagement de ne pas interdire
l’exportation de la houille. » Les rapports du
Zollverein vis-à-vis de l’Autriche avaient seuls
fait naître des objections à l’encontre de cet article,
qui ruinait l’espoir, nourri en un temps par cette
monarchie, de devenir à la longue partie intégrante
de l’association douanière ; mais quand 1 empire lui-