46i L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
Brême une commission de délégués fédéraux,
chargés de se rendre compte de la situation, et de
préparer les voies d’une organisation conventionnelle.
Mais les rencontres de cette commission avec
les autorités urbaines révélèrent la distance considérable
qui séparait leurs manières de voir respectives.
Brême consentait à faire entrer une partie de
son domaine avec la petite ville de Vegesack dans
l’association douanière, afin d’arrondir les frontières
de celle-ci, mais exigeait à titre de réciprocité,
que son assentiment fût requis pour tous les
traités de commerce à conclure parle Zollverein. La
Prusse repoussant au contraire péremptoirement
cette prétention, les négociations se ralentirent,
d’autant plus que l’accord n’avait pas pu se faire
non plus sur un autre point, relatif à l’établissement
d’un contrôle douanier sur le Weser; et elles
ne portèrent d’autres fruits, que d’opérer, par
l'effet d’une entente du 29 septembre 1854 entre
Brême et le Hanovre, l’extension du Zollverein à
quelques parcelles du territoire de Brême.
Entre temps les questions plus graves, que pouvaient
soulever les rapports avec cette ville, étaient
devenues entre les gouvernements associés, représentés
aux conférences générales de Darmstadt (du
15 septembre au 18 décembre 1854), l’objet d’un
échange d’observations, qui, pour menacer cependant
de se prolonger à perle de vue, les déterminèrent
à se contenter provisoirement de convenir