466 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
eniraientdans le port de Brême et continuaient ensuite
de nouveau leur route, il eût été sans doute
même possible de se mettre d’accord avant le 26
janvier 1856, jour de l’adoption définitive des projets.
Ce furent donc ces conventions, également avantageuses
aux deux parties contractantes (jui poui
la première fois réglèrent d’une façon obligatoire
leurs relations d’affaires, édifiées sur ce principe,
que les vaisseaux aussi bien que les trafiquants de
chacune d’elles auraient droit dans le territoire de
l’autre au même traitement que les bâtiments et négociants
nationaux, pur rapport aux facilités commerciales
et aux impôts à acquitter (articles 1 et 9
notamment du traité du 26 janvier 1856, destiné à
favoriser les rapports dans les échanges réciproques).
Mais assurément, de tous les arrangements pi is, le
plus important était celui, qui dotait Brême d’un bureau
fédéral principal de douane et d'un entrepôt
lilire pour les marchandises fédérales. Le commerce
brêmois y trouvait le moyen de faire passer des articles
étrangers dans le Zollverein dans les mêmes
conditions, que si Brême était placé au milieu de
l’association douanière, puisqu’eii effet aucune opération
de douane n’était plus à craindre ni à la frontière
ni au lieu de destination, et qu’il n’y avait plus
pour les importateurs à recourir à des intermédiaires,
et de même encore, grâce à l’établissement
d’un entrepôt libre, ce commerce allait pouvoir procéder
à l’expédition à l’étranger d’articles fédéraux