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mé h laide d’une taxe de 1 thaler par quintal de
sucre de betteraves brut, on s était conformé à 1 ac
cord concerté l’année d’avant (1843), d après lequel
le droit d’entrée sur le sucre et le sirop exotiques
devait, ajouté à la taxe sur le sucre de betteraves na
tional, représenter au minimum pour chacun des
habitants du Zollverein une recette brute annuelle
égale au produit moyen, par tête d’habitant, du droit
d’entrée sur le sucre et le sirop étrangers pendant
les trois années 1838-1840. Or, par application de
ces principes adoptés pour le calcul du quantième de
la taxe, chaque habitant dut, en 1853, figurer dans
le rendement du sucre, selon la moyenne des an
nées 1847 h 1849, pour uu chiffre de 6,o76i gros
d’argent. Ce chiilVe régulateur était donc quelque
peu en baisse sur celui qui avait été pris pour base
en 1843, et qui se montait à 0,26i6 gros d’argent,
tandis que la taxe véritable fut portée, ainsi qu’il a
été indiqué tout à l’heure, au double de ce qu’elle
avait été précédemment, c’est-à-dire à 0 gros par
quintal de betteraves. Nous disons au double, puis-
qu’en effet, à partir du 1®' septembre 1850, l’éléva
tion de la taxe sur le sucre de betteraves indigène,
élévation décidée dès 1848, avait été mise eu pratique
dans le Zollverein, sans préjudice des droits exis
tants sur le sucre exotique, qui furent maintenus, et
puisque, grâce à cette surtaxe, le sucre national dut
acquitter 2 thalers au lieu d’un, ce qui, d après la
proportion de 20 à 1 admise entre la matièie pre-