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PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN.
slituait une des rares anomalies subsistant encore
dans lesyslème de taxation du Zollverein ; car, tandis
que, sur tout le territoire de la Confédération du
Nord de l’Allemagne, la culture du tabac était gre
vée d’un impôt de production, elle jouissait d’une
liberté entière dans les États méridionaux. 11 résul
tait, de cette inégalité, qu’un droit de circulation
était perçu sur tout tabac méridional importé dans
la confédération du Nord, par une dérogation à la
lil)erté générale du commerce qui ne faisait l’affaire
d’aucun côté, et qui depuis longtemps provoquait
bien des récriminations. Néanmoins toutes les ten
tatives faites antérieurement en faveur de l’unité
d’imposition avaient échoué, et lors de la conclusion
du nouveau pacte fédéral on s’était encore contenté
de prendre l’engagement de l’établir, sans s’expli
quer aucunement sur la manière de la réaliser. Or
d’après le nouveau projet prussien, l’impôt foncier
déjà appliqué dans le Nord devait être étendu à toute
1 Association et le di oit de 12 thalers par arpent
prussien porté au double, en même temps qu’avec
cette augmentation devait coïncider celle du droit
d entrée, tant sur le tabac brut étranger, qui suppor
terait 6 thalers au lieu de 4, que sur les produits des
manufactures étrangères, auxquels serait imposé un
accroissement de charges proportionnel. Les inten
tions accusées autrefois par le gouvernement prus
sien autorisaient même à appréhender de sa part des
propositions tendant à un mode de taxation plus ac-
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