514 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
centué, comme celui qui aurait frappé sur la fabrication
ou même à une attribution de monopole , et
cependant le projet dont nous venons d’indiquer
l’économie rencontra tout de même la résistance la
plus vive au sein du conseil fédéral aussi bien que
chez tousles producteurs, et ce u est pas sans grande
peine qu’il l’emporta dans ce conseil sur l’opposition
que lui firent les gouvernements du midi.
Mais la pensée d’augmenter les recettes, à l’aide
du nouveau système de taxation, se manifesta bien
plus clairement encore dans le second projet, qui
avait trait à la révision du tarif fédéral. Déjà letiaite
douanier et commercial passé avec 1 Autriche, et
qui s’était prononcé pour bon nombre de réductions
et d’exemptions de droits, faisait entrevoir un déficit
dans leur rendement ordinaire; et voilà que de plus
le gouvernement prussien songeait à proposer la décharge
complète des articles qui, sans enrichir beaucoup
le fisc, ne paraissaient plus non plus inspirer
de craintes pour l’industrie nationale, et à obtenir
des modérations de droits pour des articles plus
importants, tels que le riz et le fer notamment. Pour
rétablir l’équilibre ainsi troublé, c’est précisément
sur l’impôt du tabac que l’on comptait ainsi que
sur un nouvel impôt établi sur le pétrole, et même
ces deux taxes étaient calculées de façon à justifier
l’espoir d’un excédant de revenus. Aussi les
deux projets, quoique distincts, avaient-ils été caractérisés
par leurs auteurs, comme se taisant pen-