520
l’allemagne économique.
ravant qu’au protit des foires de Leipzig, de Fraric-
fort-sur-le Mein el de Brunswick.
S’il est vrai que la révision du tarif, qui était
assurément la plus importante des questions dont
le parlement douanier et le conseil fédéral aient
eu à s’occuper pendant la première année de leur
existence, n’ait pas fait cette fois le moindre pas, il
n’était pas contestable, cependant, qu’en somme ces
deux nouveaux corps venaient de faire leurs preuves
d’une manière qui ne leur était pas désavantageuse.
Ce n’est pas que le parlement eût justitié les espé
rances excessives, que de certains côtés on avait
fondées sur lui, pas plus d’ailleurs qu’il n’avait
donné raison aux inquiétudes, aux appréhensions
des particularisles ; car, prenant conseil d’une pru
dente modération, il s’était interdit de transporter
son activité sur le terrain politique, tout comme il*
s’était refusé à s’associer aux eilbrts qui le pous
saient vers l’élargissement de sa compétence, telle
que l’avaient iixée des conventions fondamentales.
Par contre, il avait, en même temps que le conseil
fédéral, témoigné de sa viabilité au point de vue de
l’expédition pratique des affaires économiques cou
rantes, sans qu’ils eussent rien à redouter de la
comparaison de leur œuvre avec celle au moins des
dernières conférences générales. Celles-ci n’avaient
plus en effet donné depuis 1851, non pas faute
certes de prendre leur temps, que des résultats in
dignes d’être mis en ligne de compte, et n’avaient