PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 567
A partir du 16 avril 1871, l’auleur de la présente
Histoire n’a donc plus qu’à se disposer à quitter ses
lecteurs conviés seulement au récit des vicissitudes
du Zollverein, qui termine à cette dale sa glorieuse
carrière, et en y rendant l’âme entre les bras du
meilleur successeur que ses amis pussent lui sou
haiter. Les avantages que procurent les associations
douanières sont assurément bien nombreux. Di
minuer dans une proportion notable les frais de
recouvrement des droits de douane, qui ne sont
plus perçus qu’à la frontière extérieure du terri
toire commun, faire régner la liberté du commerce
sur tout son parcours, qui devient ainsi un vaste mar
ché intérieur, pousser à une meilleure distribution du
travail, à un plus judicieux et plus actif emploi des
forces productives, permettre d’abriter, s’il y a lieu,
derrière des droits protecteurs l’industrie indigène
et d’avoir une politique commerciale, qui tienne en
respect les puissances étrangères, mener à l’adop
tion d’un régime uniforme pour les autres impôts
indirects, à l’unité des monnaies, des poids et des
mesures, aux mêmes institutions pour la police et
pour l’encouragement du travail, hâter la construc
tion des voies de communication perfectionnées,
ajouter à la solidarité des intérêts la cordialité
et la fraternité des sentiments, voilà, entre autres,
certains de leurs bienfaits les moins irrécusables.
Mais tous ces résultats, il faut le reconnaître, la
centralisation politique les donne également ; elle les