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les avail mis en avant, et ne se prononça plus
maintenant que pour l’aggravation des droits sur
les fds. Mais, dans celte dernière question, les
avis différèrent et se groupèrent comme précédem-
ment.
Le raisonnement produit à cette occasion par le
gouvernement do la Saxe revenait a dire que, puis
qu’il s’agissait non pins d'une élévation considéra
ble des droits sur les fils, avec l'emploi de drawbacks
proportionnels, mais d’une augmentation modérée
des taxes d’importation, le véritable but de la mesure
se trouvait manqué, atlendu-qu’un tarif trop abaissé
serait impuissant à faire éclore des entreprises nou
velles et à soutenir efficacement l’industrie corres
pondante, tout en atteignant cependant d'autre part
douloureusement le tissage, et en exposant les gou
vernements associés au soupçon de ii avoii eu le-
cours à l’exhaussement des droits, qu’en vue d’ac
croître les recettes delà caisse commune.
D’ailleurs, par une coïncidence remarquable,
cette argumentation trouvait de l’écho parmi les
porte-drapeau les plus exaltés du système protec
teur, lesquels condamnaient non moins énergique
ment toutes les demi-mesures, du moment qu’elles
ne donnaient qu’une satisfaction incomplète h leurs
prétentions exorbitantes. Ce furent cependant des
demi-mesures, qui obtinrent finalement h titre de
transaction tous les suffrages; et quand les corn-
missaires se séparèrent, le 17 août 1846, ils avaient