ÉTABLISSEMENTS
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ou alcools, liqueurs, sous quelque forme que ce soit,
sont absolument interdits, non seulement et bien entendu,
dans la fabrique, mais dans les cantines. Le prix de la
bière est fixé à 20 pfennigs (25 cent.) le litre et laisse un
bénéfice de 4 pfennigs (5 cent.); 2 pfennigs (2 1/2 cent.)
constituent le bénéfice du can tinier et les deux autres
pfennigs sont versés aux fonds de pensions des ouvriers.
Les deux pfennigs par litre ont produit en 1904 la somme
rondelette de 10.884 marks (13.600 fr.) au profit de ce
fonds de pension.
Le fonds de pension n’a rien à voir avec la pension de
1 assurance gouvernementale. Il est spécial à la fabrique
par laquelle il a été institué, et les pensions ainsi servies
aux ouvriers âgés ou infirmes viennent s’ajouter à celle
payée par l’assurance gouvernementale. Bien entendu,
la fabrique coopère néanmoins à l’assurance gouverne
mentale et paye à la caisse de celle-ci la cotisation pré
vue par la loi.
Le fonds de pension qui nous occupe a été constitué
par des dons des actionnaires. Il est alimenté: I o par un
intérêt de4 1)2 % servi par la fabrique à son capital;
2° par une cotisation annuelle égale à 1 % des salaires
consentie à perpétuité par les actionnaires sauf deux cas
spéciaux. Enfin, 3° par un prélèvement de 10 % sur la
vente de la bière dans les cantines de fabrique, ainsi
qu’il a été dit. Ce tonds possédait au l 0 r janvier 1904 la
somme de 646.000 marks (807.000 fr.) Ses recettes en 1905
°ut été de 18.410 marks (23 000 fr.) (1 % des salaires;
27.031 marks (33.700 fr.) pour intérêts, et 10.884 marks
provenant de la vente de la bière, ensemble 56.326 marks
(70.380 fr.) de recettes. Les dépenses ont été de 35 816
marks (44.700 fr.) distribués en pensions à 101 personnes.
Son avoir au 31 décembre 1904 était de 666.000 marks
(%2.000fr.).