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ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE
blissement d’un réseau de chemins de fer en Belgique
fut votée.
Un grand nombre de projets de voies ferrées virent
le jour et de nombreuses concessions (d’après de Lave-
leye, 32 en 2 ans) furent demandées par des compa
gnies et des particuliers. Un nouvel et vaste horizon
s’ouvrait à l’emploi du fer ; le nouveau système de
voies allait exiger non seulement des rails, mais des
machines, du matériel, des appareils, etc. 11 ne faut
donc pas s’étonner de l’élan imprimé à la métallurgie
à partir de 1834 (1).
Le nombre des hauts fourneaux au coke augmenta
rapidement. En 1829, on n’en comptait qu’un seul ;
dans la province de Liège, en 1838, il y en a 8 (2j.
L'industrie houillère se releva aussi et partagea
le sort de la sidérurgie. (3)
L’industrie cotonnière traversait, comme nous l’avons
vu, après la révolution, une crise aiguë.
Les annales législatives de 1830 à 1842 sont pleines
de doléances à son sujet. Tantôt ce sont des milliers
d’ouvriers qui réclament du travail : tantôt se sont les
fabricants qui sollicitent une protection douanière (4).
Mais elle aussi put, grâce à une demande plus gran
de du pays, trouver à l’intérieur un marché suffisant
et atteindre, surpasser même sou ancienne prospérité.
(1) E. Stainier : Histoire commerciale de la métallurgie dans le dis
trict de Ghaileroi 1826-1807. Charleroi, 1867, p. 8.
(2) Warzf.e : s. c. p. 18.
(3) Franquoy : s. c. p. 407.
(4) L. S. Heymans : La Belgique contemporaine. Mons. 1880, p. 238.