Object: L'évolution industrielle de la Belgique

234 
ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
construction d’une bâtisse donnait de l’occupation à 
plusieurs patrons et ouvriers de la ville. Maintenant, 
on favorise un seul entrepreneur général qui fait exécu 
ter les travaux par ses ouvriers et fait venir toutes 
les fournitures, telles que ancres, grilles, serrures, ou 
vrages en cuivre et en zinc, etc. des grandes fabri 
ques ; ce qui fait que ces constructions ne procurent 
à l’ouvrier de la ville que peu on pas de travail » (i). 
A Herenthals, il est presqu’impossible aux forgerons 
de prendre part aux adjudications, toutes les entre 
prises étant concédées en masse (2). Des peintres de 
Louvain (3), un plombier de Wavre (4) un serrurier- 
poêlier d’Ixelles (5), tous émettent les mêmes plaintes. 
L’artisan d’ajourd’hui doit, pour avoir quelqu’ou- 
vrage, traiter avec des entrepreneurs généraux au lieu 
de traiter avec les propriétaires. 80 °/ 0 des plafonneurs 
travaillent, d’après l’évaluation de la Chambre syndi 
cale de Bruxelles, pour des entrepreneurs généraux ; 
ceux-ci prélèvent 10 0 / o des bénéfices sur tous les tra 
vaux qui s’exécutent. Les sous-traitants n’obtiennent 
l’exécution des travaux qu’en travaillant aux prix les 
plus réduits et toujours à des conditions onéreuses (6). 
A Louvain, le forgeron dépend tout à fait de l’en 
trepreneur, qui lui indique la partie de l’entreprise 
(1) Commission Nationale de la Petite Bourgeoisie. Enquête orale, 
v. II, p. 707. 
(2) lb. v. II, p. 532. 
(3) Ib. v. VII, p. 412 et 4IG. 
(4) Ib. p. 585. 
(5) Ib. p. 11. 
(6) Ib. p 235 et 286.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.