BOURSE DE COMMERCE.
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octobre 1882, une délibération du Conseil municipal
adoptant le principe de la concession de la Bourse à la
Chambre de Commerce ou à tout autre concessionnaire
moyennant une annuité de 300000 francs.
La Chambre ne put accepter cette proposition; mais
M. Blondel, architecte, rayant accueillie, présenta un
projet sur lequel la Chambre fut appelée à donner son
avis. Elle approuva, en principe, ce projet, en décla
rant toutefois qu’elle se considérait comme dégagée de
ses offres antérieures et qu’elle se bornait à revendiquer
l’administration de la Bourse aux termes de l’article 13
du décret du 3 septembre 1851.
Un projet de traité avec le concessionnaire fut en
suite soumis à la Chambre de Commerce, qui protesta
contre les voies et moyens financiers adoptés par le
Conseil municipal, et qui consistaient à imposer aux
patentés une nouvelle charge de cinq centimes spé
ciaux pendant soixante ans, pour une Bourse dont la
possession ne devait même pas être acquise au Com
merce à l’expiration de ce délai.
Le 9 décembre 1885, un amendement modifiant ce
projet fut adopté par le Conseil municipal, dans les
termes suivants :
« Deux centimes et demi additionnels spéciaux se
ront perçus, pendant soixante ans, sur les six premières
classes de patentés, pour être affectés à l’établisse
ment d’une Bourse des marchandises à Paris, con
structions, annexes, travaux, etc.
« Sur le produit de cet impôt, une somme de
450000 francs sera prélevée pour rembourser à la