54 CHAMBRES DE COMMERCE EN GÉNÉRAL.
et les Pouvoirs Publics se montrèrent moins rigoureux
au sujet de l’observation de la circulaire de 1806.
Loin de critiquer cette nouvelle attitude, la circulaire
du Ministre du Commerce, en date du 27 janvier
1873, invita, au contraire, les Chambres de Commerce,
« lesquelles sont en contact direct avec les
divers éléments qui constituent le travail national, en
suivent le développement, en constatent les progrès et
les besoins, — à fournir, chaque année, un rapport général
résumant l’ensemble des études et des travaux
effectués. »
« Ces rapports, ajoutait cette même circulaire,
seront imprimés, et le Ministre résumera lui-même
les données principales et en déduira les conséquences
économiques dans un mémoire présenté au Président
de la République. »
« Le volume ainsi composé sera distribué aux
membres de l’Assemblée nationale et aux divers représentants
des grands services publics. >
Une seconde circulaire ministérielle, datée du
26 septembre, rappela la précédente et invita les
Chambres retardataires à adresser leur rapport annuel.
A partir de 1873, nous voyons donc, d’une part, les
Chambres de Commerce entrer en correspondance
directe avec les négociants groupés en Syndicats, pour
recueillir leurs observations et les informer de leurs
résolutions; et, d’autre part, le Gouvernement stimuler
le zèle de ces Chambres et exiger d’elles des documents
destinés à être communiqués aux Membres du