448 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
vaut (lu Zollverein, el à s’eu tenir aux apparences,
011 aurait donc pu croire, que le système fédératif,
que l’égalité des droits entre tous les intéressés avait
continué à prévaloir dans 1 Association. Mais au
fond, les choses n’étaient plus entières. La Prusse
avait su, en tirant habilement parti des circonstan
ces et notamment du sentiment populaire chez les
États moyens, refouler l’intrusion inquiétante de
r An triche dans les affaires du Zollverein et amener
ces États moyens, à adopter contre leur gré, un
traité et un tarif proscrivant peut-être sans retour
le système protecteur, ce qui, en fait au moins, lui
valait sur la marche des choses fédérales un ascen
dant, se rapprochant beaucoup d’une véritable hé
gémonie. De leur côté, les États de moyenne gran
deur étaient bien forcés de reconnaître (ju il n y
avait pas dans le domaine économique à compter,
de la part de l’Autriche, sur une coopération capa
ble d’équilibrer la prépondérance delà Prusse, et
que tant que leurs populations priseraient les avan
tages matériels découlant du Zollverein, plus haut
que l'indépendance, tout point d’appui leur ferait
également défaut à l’intérieur contre les entreprises
prussiennes.
Dans ces conditions, la menace d’une dissolution
du Zollverein à l’issue de chacune de ses périodes
d’existence devenait entre les mains de la Prusse
l’instrument d’une pression, à laquelle ceux qui
la subissaient n’étaient en mesure comme le