Full text : Oeuvres complètes

DÊ  DAVID  UICAIUM).  xiii
(I  une  ruse  ou  d’uii  coup  d’audace  sur  les  commis.  Aux  temps  antiques,
les  contiehandicrs  étaient  un  symbole  vi\ant  de  ruse  et  de  courage;
et  leuis  descendants,  (|ui  offraient,  hier  encore,  a  R.  Feel,  de  lui  faire  parvenir ­
  moyennant  une  prime  modeste  autant  de  foulards  qu’il  eu  faudrait
poui  le  ser\ice  du  corps  entier  des  douaniers  de  la  Grande-Bretagne,
leurs  descendants,  qui  constituent  encore  en  Espagne  une  classe  opulente ­
  et  fort  peu  méprisée,  n’avaient  certes  pas  dégénéré  sous  l’empire.
Cent  fois  leurs  chevaux,  prohibés  à  l’entrée,  franchirent  les  pantierèSy
emportant  ainsi  à  la  fois  le  délinquant  et  le  corps  du  délit  ;  cent  fois  des
marchandises  anglaises  passèrent  triomphalement  avec  l'étiquette  prussienne ­
  ou  belge  ;  et  dans  un  pamphlet  remarquable,  écrit  par  un  homme
qui  ébauchait  alors  sur  le  papier  les  réformes  qu’il  devait  obtenir  pour
son  pays  après  un  apostolat  de  sept  années,  où  éclatent  l’intrépidité
d’une  logique  pressante,  les  ressources  d’un  chef  de  parti  et  le  dévoue
ment  d’une  àme  généreuse;  dans  ce  pamphlet,  disons-nous»,  on  apprend ­
  qu’nn  certain  marchand,  fort  connu  de  Bourienne,  dirigeait  une
maison  qui  employait  cinq  cents  chevaux  à  transporter  des  marchandises
anglaise^  dans  1  Esclavonie  pour  les  faire  pénétrer  ensuite,  en  France  àraiwn
  de  700  fr.  par  quintal.  Le  tramport.  à  ce  prix,  était  cinquante  fois
p  us  éleve  que  le  fret  de  Londres  à  Calcutta!  Ne  vit-on  pas,  d’ailleurs
Empereur  lui-même  faire  cause  commune  avec  les  Smugglers  et  défairJ
en  detail  son  impraticable  projet?  Imitant  la  tolérance  catholique  qui  sait
adoucir  le  jeûne  iiour  les  constitutions  débiles  et  pour  les  dévots  de  choix
'  "  certains  hauts  dignitaires,  lesquels  les  revendaient
a  beaux  deniers  comptants  à  des  entrepreneurs  de  fraude.  On  cite  d’illustres
personnages  qui  ont  fait  à  ce  honteux  trafic  de  fort  belles  foi  tunes  •  et
■lest  telle  de  ces  licences  qu’on  acheta  au  prix  exorhihmt  de  un  milhou. ­
  Le  gouvernement  anglais  ne  dédaigna  pas  de  se  mêler  à  cette  vi
lame  besogne  de  maltùte  et  de  contrebande,  et  on  le  vit  favoriser  ouverte
ment  la  création  de  titres  faux,  au  moyen  desquels  les  neutres  éludèrent
a  vigilance  de  nos  Hottes  et  introduisirent  sous  pavillon  d’Oldenbourg  et
■l  aulm  ,,uls«>n«.s  swandaires,  ,VÔ,„rmcs  quantités  de  mareltaudises
0>,  de  tout  eela  il  résulta  uniquement  que  le  eommcrce  extérieur  de  l'An.
B  eterre  ne  fut  pas  anéanti,  mais  que  la  Kranee  el  ses  alliés  payèrent  fort
elier  leurs  matières  premières  et  leurs  eonsommntions.  Quelques  eliilTres
le  prouveront  surabondamment.  Ile  IMii  à  laou,  rest  à  iMilue  si  les
expoi'tatious  de  la  firaude-BretuBne  baisserait  de  3i.eoo.nnn  liv  ,t  à
3t.,.>nn,n(in  l,v.  st.,  ou  de  ïpmir  cent.  -  Taut  de  bruit,  de  enleres  et  de
saciifices  pour  si  peu!
■Iniitefois  des  événements  aussi  graves  devaient  réagir  d  une  mahngland,

  Ireland  and  America  by  Richard  Col,den.
            
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