CHAP. IX. — DES IMPOTS SUR LES PRODUITS NATURELS. 137
Eu premier lieu, le blé el toutes les denrées de riutérieur ne peuvent
hausser de prix d'une manière un peu sensible sans une plus
„ran e aflluenee des métaux précieux ; car la même quantité d'arpent
‘ peut pas serxir a la circulation de la même quantité de marchan-I
O , quand elles sont chères, et quand elles sont à bon marché, et
le peut jamais acheter les métaux précieux avec des marchanc
lères. Quand il faut plus d or, c'est en donnant en échange plus
e marchandises, et non en en donnant moins, qu'on achète ce métal ;
P mi ne saurait suppléer au numéraire par le papier-monnaie, car ce
II est point ce papier qui règle la valeur de l'or, considéré comme
marchandise, c’est au contraire l'or qui règle la valeur du papier. A
moins donc qu'on ne puisse faire baisser la valeur de l'or, l’on ne
saurait ajouter du papier-monnaie à la circulation sans qu'il soit
déprécié.
Pour sentir que la valeur de l'or ne saurait baisser, il suffit de réfléchir
que sa valeur, comme marchandise, dépendra de la quantité
de marchandises qu’on est dans la nécessité de donner en échange au x
etrangers pour avoir de l'or. Quand l’or est à bon marché, les denrées
sontchcix^s; quand l’or est cher, les denrées sont à bon marché et
baissent de prix. Et, comme on ne voit pas de motif qui puisse engager
les etrangers à nous vendre leur or à meilleur marché que
'^»’ûinaire, il ne parait guère probablequ’il puisse v avoir une importation
d’or étranger. Or, sans cette importation, l'or ne peut augnnntt
r de quantité ni baisser de valeur, et le prix général des marcliandises
ne saurait éprouver de hausse '.
La raison pour laquelle les impôts sur les produits immédiats de Taericul-IMiM
îl’oi. dni un quarter de blé, tandis qu’il ne serait obligé
On no aunes pour le même quarter, si le quarter était à 3 liv. st.
Doiir que la quantité de drap ait doublé dans le pays,
on en donne ainsi le double en échange d’une mesure de blé. De même