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DE DAVID BIGARDO.
que établissement ; il fait voir la progression ascendante de ses bénéfices
aux époques les plus calamiteuses ; il pèse avec la minutie du lapidaire les
avantages que la Banque reçoit du patronage national, les avantages
qu elle hii restitue ; il introduit le lecteur au sein des réunions générales de
cette association ; il en démonte à ses yeux tous les rouages, et il conclut
hardiment à la destruction d’un monopole qui s’est perpétué cependant jusqu’à
nos jours, recrépi, rajeuni par la forte main de sir Robert Peel. Et lui,
si fataliste dans les questions de salaires et d’impôts, il ne s’arrête pas seulement
à prouver comme quoi il est urgent de sortir d’une situation qui
fait tomber la monnaie de papier à 30 pour O/o au-dessous de la valeur de
1 or, il rêve un remaniement complet de tout le système, et, criti(|ue sévère
dans ses premiers pamphlets, il devient créateur plein de hardiesse et
de raison dans le «Plan pour l’établissement d’une Banque nationale » et
dans les « Propositions pour l’emploi d’une circulation économique et sûre.»
C’est ce double caractère de ses écrits qui séduisit tant d’esprits et placa
si haut dans l’opininion publique l’humble courtier de 1801. On siüvit la
pensée de Ricardo comme on suit une espérance, une promesse. Son dernier
mot sur le crédit public fut accueilli avec un enthousiasme qui tere,
que siégea ce celebre comité de Fan isto ; et c'est en .819, après une I
mémorable ^„ce du Parlement, où il Ht son maidm-speech, qu'on se }
teida à appbquer ses idees sur le remboursement en lingots des billets de ^
demi les yeux des nations.
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* Plan d’une Banque nationale.