■f.i
CH. XXHI. — DES PRIMES ACCORDÉES A LA PRODUCTION. 29Í)
tres États. Nous avons fait voir que, comme la demande dans 1 in
térieur, pour du blé et des marchandises, resterait la même, quelle
que fût la direction que pourrait suivre la prime, il n’y anrait rien
qui put engager les particuliers à retirer leurs capitaux d’un emploi
])our les placer dans nn autre ; mais cela n’aurait 'plus lieu s’il y
avait un commerce avec l’étranger, et si ce commerce était libre. En
changeant la valenr relative des marchandises et du blé, et en modi-
liant d’une manière si notable leur prix naturel, nous donnerions un
très-puissant encouragement à l’exportation de ceux de ces produits
dont le prix naturel aurait baissé, en encourageant par là égale
ment l’importation des produits dont le prix naturel aurait haussé.
C’est pourquoi une pareille mesure de finances pourrait changer en
tièrement la distribution naturelle des capitaux d’une manière avan
tageuse, il est vrai, aux pays étrangers, mais ruineuse pour celui qui
aurait adopté une mesure aussi absurde.