CHAI*. XXVll. — DK KA MONNAIE ET DES BANQUES.
323
CHAI'lïllE XXVII.
in: LA MoxxAii: in di:s baxqli*.
On a déjà tant écrit sur la monnaie, que, dans le nombre des per
sonnes qui s’occupent de cette matière, il n’y a guère que les gens à
préjugés qui puissent en méconnaître les vrais principes. Je me bor
nerai donc à un aperçu rapide de quel,pies unes des lois générales qui
règlent la quantité et la valeur de la monnaie.
L’or et l’argent, ainsi que toutes les autres marcbandiscs, n’ont de
valeur qu’en proportion de la quantité de travail nécessaire pour les
produire et les faire arriver au marclié. L'or est quinze fois environ
plus cher que l’argent, non pas que la demande en soit plus forte,
ni que l’argent soit quinze fois plus abondant que î’or, mais unique- /v
ment en raison de ce qu’il faut quinze fois plus de travail pour olite- ( '
nir une quantité déterminée d’or. *
La quantité de monnaie qui peut être employée dans un pays dé
pend de sa valeur. Si l’or seul était employé pour la circulation des
marebandises, il n'en faudrait qu'un quinzième de ce qui serait né
cessaire si l’argent était consacré à cette fonction.
La monnaie en circulation ne saurait jamais être assez abondante
pour regorger; car si vous en faites baisser la valeur, vous en aug
menterez dans la même proportion la quantité; et en augmentant L
valeur vous en diminuerez la cpiantité *.
' « Les usages de l’or et de l'argent établissent donc en chaque lieu un certain
J “doniianto qui sont à charge à leurs,assesseurs. . -
hc. l^cfiop. \7.
cationTi! r P'^yde du même chapitre, M. Say dit que si, pour les comniuni-
sédftt nu * ^ pays, il fallait I emploi de mille voilures, et qu’ou en pos-
elutfjue'’”^*^ *1"' excéderait les mille serait inutile; et de là il con-
rest/vn’f ' "" plus que la quantité nécessaire de monnaie, l'excédant
-•esterait sans emploi de fMeurX