402 OEUVRES DIVERSES.
iiaie serait cxtrómement niiiiinie ou extrêmement abondante, qu’elle
n’altérerait en rien les proportions dans lesquelles ils se divisent par
mi les nations. Le seul eflet que produiraient ees variations de
quantité serait d’élever ou d’abaisser relativement le prix des mar
chandises avec lesquelles on les échange.
La plus petite quantité de numéraire remplirait aussi bien que la
somme la plus considérable les fonctions d’un agent de la circulation.
Dix millions seraient aussi puissants (jue cent millions pour atteindre
ce résultat. Le docteur Smith fait observer que « les mines les plus
» abondantes de métaux précieux n’ajouteraient rien a la richesse du
» globe, — un produit qui fonde sa principale valeur sur sa rareté
.» éiant nécessairement déprécié lorsqu'il abonde. »
Si, dans sa marche vers la richesse, une nation avançait plus rapi
dement que les autres, elle demanderait et obtiendrait une plus laige
portion des monnaies du monde. Son commerce, ses marchandises
et ses paiements s’accroîtraient, et la circulation métallique du globe
se diviserait encore sous l’influence de nouvelles proportions : toutes
les nations répondraient immédiatement à eet appel pour leur part
re.sj)ecti>e.
De même si une nation dissipait une partie de sa richesse ou per
dait une jwrtie de son commerce , elle ne pourrait plus conserver la
mèinp quantité de ces agents de circulation : une portion serait expor
tée et divisée parmi les autres nations jusqu’à ce que les proportions
habituelles fussent rétablies.
Tant que la situation relative des pays ne variera pas, ils pourront
entretenir un vaste commerce, mais leurs importations et leurs ( X
portations seront égales af)rès tout. Il se pourrait que, relatiff
ment à la France, les importations de l’Angleterre fussent plus con
sidérables que ses exportations; mais la consé(|uence serait que la où
eilt exporterait davantage les importations de la H rance seraient plus
nombreuses : de telle sorte que les iinporlatious et les expoitâtions
de tous les pays se balanceraient réeùproquement. Des lettres de
change serviraient à ellectucr les paiements n&essairi s, mais aucune
monnaie ne se déplacerait, parce qu elle aurait partout la même va
leur.
Si on découvrait une mine d’or dans un pays, les monnaies y é|)rou-
veraient une diminution de valeur résultant de la multiplication des
métaux précieux jetés dans la circulation, et n’y conserveraient plus
dès lors une valeur égale à celle qu’elle aurait dans les autri* pays.
L’or et l’argent, obéissant soit comme numéraire, soit comme lingots,