Full text : Oeuvres complètes

^  Lf,/K6
-  -  ^iy.O

442  ^

^  W  '  '  "
OEUVRES  DIVERSES.

colte  classerait  l’Angleterre  dans  le  cas  suppös^,  p.  40*2,  où  nne
nation,  privée  d’une  partie  de  ses  marchandises,  ne  demande  plus
qu’une  somme  de  numéraire  très-amoindrie.  La  circulation  qui
effectuait  auparavant  ses  paiements,  deviendrait  actuellement  surabondante ­
  et  à  bon  marché  dans  le  rapport  même  du  cinquantième
de  la  production  réduite.  En  exportant  ce  quantum  on  ramènerait
donc  la  circulation  anglaise  à  la  valeur  des  circulations  étrangères. ­
  Je  crois  ainsi  avoir  suffisamment  prouvé  qu’une  mauvaise  récolte ­
  n’êigit  sur  les  changes  qu’en  exagérant  le  niveau  de  la  circulation ­
  :  d’où  il  suit  que  l’on  peut  toujours  rapporter  un  change
défavorable  à  une  circulation  relativement  surabondante.
Admettons,  s’il  se  peut,  qu’en  face  d’une  mauvaise  récolte  qui
force  l’Angleterre  à  des  importations  exceptionnelles  de  blé,  1  abondance ­
  la  plus  large  règne  chez  une  autre  nation.  Si  nous  supposons ­
  encore  que  cette  nation  na  besoin  d’aucun  article,  quel  qu  il
soit,  il  est  indubitable  qu  elle  ne  voudra  pas  échanger  son  blé  contre
des  marchandises;  mais  elle  n’exporterait  pas  davantage  son  blé  contre ­
  de  l’argent,  puisque  la  monnaie  n’a  pas  une  utilité  absolue,
intrinsèque,  mais  bien  relative,  comme  l’ont  expressément  reconnu
les  rédacteurs.  Cette  hvpothèse  est  toutefois  inadmissible,  car  une

nation  pourvue  de  toutes  les  marchandises  nécessaires  à  la  consommation, ­
  aux  jouissances  de  ses  habitants,  aptes  à  les  acheter,  ne  consentira ­
  jamais  à  laisser  pourrir  dans  ses  greniers  le  blé  qu  elle  a  recueilli ­
  au  delà  de  ses  besoins.
Tant  que  le  penchant  de  l’accumulation  subsistera  dans  le  cceiii'
de  l’homme  ,  il  sera  jaloux  de  transformer  en  capital  l’excédant  de
ses  productions  sur  sa  consommation.  Or  il  ne  peut  atteindre  ce  but
qu’en  occupant  lui-même,  où  en  permettant  à  d’autres,  au  moyen  de
prêts,  d’occuper  un  nombre  additionnel  de  travailleurs  :  puisque
c’est  par  le  travail  seul  qu’on  transforme  le  revenu  en  capital
Si  son  revenu  consiste  en  blé,  il  sera  disposé  à  l’échanger  pour  des
comestibles,  de  la  viande,  du  beurre,  du  fromage  et  mille  autres
marchandises  dans  lesquelles  se  métamorphosent  journellement  les
salaires  du  travail.  En  d’autres  termes,  il  vendra  son  blé  contre
de  l’argent,  il  paiera  les  salaires  de  ses  ouvriers,  et  créera  ainsi  le
besoin  des  marchandises  mêmes  qu’il  peut  obtenir  de  l’étrauger  en
échange  de  son  superflu  en  blé.  Ces  retours  lui  porteront  des  objets
plus  précieux  qu’il  pourra  encore  appliquer  au  même  but,  ajoutant
ainsi  à  sa  propre  fortune  et  multipliant  la  richesse  et  les  ressources
de  son  pays.
            
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.